03/10/2026
A propos de Volkswagen
La marque Volkswagen donne aujourdâhui lâimage dâun colosse aux pieds dâargile, repliĂ© sur lui-mĂȘme.
DerriÚre les annonces relayées par tous les médias sur les réductions des coûts, il y a celles et ceux qui ont consacrés des années de leur vie à faire vivre cette marque.
Dans le réseau, la rentabilité, se réduit comme peau de chagrin. Les équipes se battent en vase clos, absorbent les difficultés et poursuivent les objectifs.
On leur demande quotidiennement de tenir, de sâadapter, de faire davantage. Mais quelle perspective leur offre-t-on en retour ?
Jây ai travaillĂ© prĂšs de treize ans au total ! Treize annĂ©es Ă lui donner mon Ă©nergie, mon engagement et une place telle que mon temps lui-mĂȘme semblait appartenir Ă Volkswagen.
Pour quel rĂ©sultat ? Avec le recul, jâai surtout le sentiment dâavoir contribuĂ© Ă faire progresser les carriĂšres dâhommes et de femmes vers de meilleurs postes, sans voir cet engagement reconnu Ă la mĂȘme hauteur.
Mon constat personnel rejoint une question plus large : quelle place reste-t-il pour ceux qui font le travail, tiennent la relation client et défendent quotidiennement la marque ?
Aujourdâhui encore,
« sauver lâentreprise » semble passer par de nouveaux sacrifices des salariĂ©s. Cette formule ne peut pas dispenser la direction de rĂ©pondre de ses choix industriels, commerciaux et humains.
Une marque ne vit pas seulement de son histoire ou de son emblĂšme, elle vit de la confiance de ses clients et de lâengagement de ses Ă©quipes. Cette confiance et cet engagement ne sont pas des rĂ©serves inĂ©puisables !
AprĂšs toute ces annĂ©es, je mesure ce que jâai donnĂ©,
je cherche encore ce qui, en retour, justifiait de lui donner autant.