26/02/2026
Certains d’entre vous ont commandé Erebus avant même de savoir exactement ce qu’il en était. Cette preuve de confiance nous touche, et nous y pensons tous les jours.
Quand une suspension semble amorphe, le problème démarre souvent sur le tout premier millimètre de course. Si ce premier millimètre accroche, tout ce qui se passe après est en re**rd.
Et ce re**rd vous affecte au-delà de ce que vous pensez : il se traduit par des vibrations, plus de bruit et plus de fatigue pour vous comme pour le véhicule.
Alors pour Erebus, nous avons commencé par là.
Le tube coulissant de Vibranium était traité au chrome dur. Nous avons gardé cette base et y avons ajouté un polissage de plus, mais surtout une couche de nitrure de titane (TiN). Sur le papier, ça peut paraître mineur, si ce n’est que les tubes sont maintenant dorés. En pratique, cela change beaucoup de choses.
Côté dureté, on ne parle pas d’une amélioration mais d’une révolution. Nous n’allons pas entrer dans le détail des divers traitements mais globalement, quand le chrome dur est autour de 850 HV, le TiN tel qu’on va l’appliquer est autour de 2 500 HV. Soit +194 % plus dur que ce que n’était le tube d’un Vibranium. Oui, presque 3 fois plus dur (2,94x exactement).
Et quand on pense que nos suspensions vont souvent passer leur temps dans la boue, le sable et les cailloux, en termes de fiabilité et de longévité, l’impact est énorme.
Mais pourtant, ce n’est même pas pour ça que nous avons pris cette décision, car le principal bénéfice est ailleurs.
Le frottement et la stiction (qui tiennent à l’énergie nécessaire pour qu’une suspension se mette en mouvement) évoluent avec la température, la charge et l’usage. À conditions équivalentes, nos calculs les plus timides, qui placent le chrome dur sur une base 100, mettent le TiN à 85, soit 15 % de friction et 15 % de stiction en moins, sans compter l’apport de notre nouvelle architecture de joints (mais nous gardons cette partie pour un prochain post).
15 % peut sembler modeste, jusqu’à ce qu’on se rappelle où ce gain produit son effet : à vitesse nulle, au breakaway, au moment précis où la friction statique devient mouvement.
(la suite dans le 1er commentaire)