15/06/2026
Bienvenue dans les aventures automobilistiques de Tony Fernandes. Une série en 12 parties
1. AIRASIA
(Sources confirmant les informations : 99%)
Ce premier épisode va être le moins glamour, mais il faut bien poser les personnages…
DRB-Hicom n’est pas une entreprise publique, mais elle appartient à un fond public de l’état Malaisien. En 1993, elle décida de créer une compagnie aérienne, concurrente de la compagnie nationale, Air Malaysia.
C’était l’époque où l’Asie connaissait une croissance f***e. En Malaisie, une classe moyenne émergeait. La Malaisie est constituée de deux ensembles : la péninsule de Malacca, pointe sud de l’Asie continentale et les territoires au nord de Bornéo, Sarawak et Saba. Deux vastes ensembles, qui plus est sans liaison terrestre. D’où l’intérêt de l’avion.
Le 18 novembre 1996, un Boeing 737 d’AirAsia décollait de la capitale, Kuala Lumpur, pour la ville balnéaire de Langkawi. 6 mois plus t**d, le 14 mai 1997, George Soros revendait tous ces baht Thaïlandais. Soros est un gourou du change, les autres se sont dit que s’il revendait, ça sentait le roussi. Le 2 juillet, le premier ministre Thaïlandais, Chavalit Yongchaiyudh fut contraint de laisser flotter le baht, qui s’effondra. C’était le début d’une crise économique continentale. Au même moment, le ringgit Malaisien était affecté du même mal. Le tout sur fond de corruption. La Malaisie débuta une traversée du désert de huit années.
Pendant ce temps, les deux Boeing 737 d’AirAsia volaient à vide. Le 11 septembre 2001 fut un coup de grâce pour la compagnie. Elle affichait un déficit de 10 millions d'euros. Ses avions ne volaient que 50% du temps et l'essentiel du personnel était au chômage technique. Mahatir Mohamad, l’éternel premier ministre Malaisien, cherchait un acheteur pour AirAsia.
Tony Fernandes est un « citoyen du monde ». D’ascendance Indienne et Malaiso-portugaise, il étudia la comptabilité à Londres. C’est là qu’il fit un stage chez Virgin Atlantic, au tout début de la compagnie aérienne. Plus t**d, il dirigea la branche asiatique de Warner Bros. En 2000, Aol rachetait Time Warner et Tony Fernandes démissionna dans la foulée.
Mahathir Mohamad le convainquit de reprendre AirAsia, en octobre 2001. Tony Fernandes fonda une holding, Tune.
D’emblée, le nouveau propriétaire transforma AirAsia. Le plus visible fut le remplacement d’une livré bleue par une livré rouge. Désormais, elle ferait du low-cost. Dès 2002, elle était bénéficiaire. AirAsia ouvrit des lignes internationales vers la Thaïlande, la Chine et les Philippines. Dans une Malaisie convalescente, le succès était là. AirAsia put s’offrir d’autres Boeing 737, ainsi que des Airbus A320. Il faut dire que les loueurs d’avions cassaient les prix, dans un contexte post-11 septembre avec de nombreuses faillites.
En 2006, AirAsia ouvrit de nouvelles lignes vers le Vietnam, l’Indonésie et l’Inde. Le but n’était plus seulement d’attirer les Malaisiens en goguette, mais de convaincre les autres Asiatiques. Or, il existait déjà quantité de compagnies low-cost en Asie. Pour sortir du lot, Tony Fernandes signa un contrat de sponsoring avec le Manchester United. Puis, en 2007, Havas Sport convainquit le PDG de s’associer à Williams. Tony Fernandes découvrit alors la F1, le début d’une grande aventure…
(A suivre)