25/08/2026
Du biberon au camion. Littéralement. 🚛
Gérard Coquidé n'a pas découvert le métier en reprenant l'entreprise familiale en 1964. Il le connaissait depuis l’enfance. Le garage, les clients, les moteurs, les contraintes du terrain : tout ça, il l'avait absorbé bien avant de prendre les rênes.
Technicien d'abord, commerçant ensuite. Il considère que la vente découle de la qualité de l'après-vente. Même devenu dirigeant, il n'hésite pas à remettre les mains dans le cambouis devant ses mécaniciens.
Cette légitimité-là, elle se mérite.
Son rythme de vie ? Arrivée avant l'ouverture, fermeture le soir, repas pris sur place, six jours par semaine, présence le dimanche pour les pièces et le service. Sa vie et celle de l'entreprise étaient presque indissociables. Il le reconnaît lui-même : sans Édith à ses côtés, rien n'aurait été possible.
Mais Gérard ne veut pas simplement maintenir ce qu'Éloi a construit. Il reprend sa devise : "Jamais de marche arrière, toujours en marche avant." Et il l'applique.
Deux ans après sa prise de fonction, il investit. En 1967, il ouvre avenue Kennedy une concession ultramoderne, pensée pour l'entretien des véhicules industriels. Il ne veut pas exploiter le garage existant. Mais créer un outil à la hauteur de ses ambitions.
Il se définit comme "le soudeur d'une équipe soudée". Environ 80 % des personnes entrées dans l'entreprise sous sa direction y ont terminé leur carrière.
Un soir de réveillon, un client se présente pour un camion frigorifique. Gérard reste. Il repart avec deux ventes… et fonce acheter ses cadeaux de Noël avant de rentrer.
Éloi a ouvert la voie. Gérard, lui, a posé les fondations d'un groupe.
Le regard fixé vers l’horizon. Toujours.