10/09/2026
News by Biwiz Arcachon - Biscarrosse
2035. La date était gravée dans le marbre.
Plus de voitures neuves essence ou diesel vendues en Europe.
CâĂ©tait prĂ©sentĂ© comme inĂ©vitable. IrrĂ©versible. Non nĂ©gociable.
Les automobilistes devaient sâadapter.
Les constructeurs devaient investir.
Les entreprises devaient changer de modĂšle.
Et ceux qui osaient poser des questions Ă©taient immĂ©diatement accusĂ©s dâĂȘtre « contre la transition Ă©cologique ».
Puis lâAllemagne, lâItalie, la Pologne et la TchĂ©quie ont commencĂ© Ă taper du poing sur la table.
Et là ⊠miracle ! đ
Ce qui était prétendument irréversible est soudain devenu⊠négociable.
Les rÚgles évoluent. Les objectifs sont assouplis. Bruxelles revoit sa copie.
Comme quoi, finalement, la science du climat nâĂ©tait peut-ĂȘtre pas aussi inflexible que la diplomatie europĂ©enne.
Pendant des années, on a demandé aux citoyens de prendre leurs décisions en fonction de 2035.
Acheter une voiture électrique ?
Changer ses habitudes ?
Accepter des prix plus élevés ?
Faire confiance à une technologie encore en pleine évolution ?
« Il faut le faire, puisque 2035 est acté. »
Acté⊠jusquâĂ ce que lâindustrie automobile allemande dise non.
Et câest lĂ que le discours devient franchement savoureux.
On nous expliquait que lâEurope devait montrer lâexemple au reste du monde.
Finalement, elle vient surtout de dĂ©couvrir quâon ne peut pas rĂ©industrialiser lâEurope tout en fragilisant mĂ©thodiquement lâune de ses industries les plus stratĂ©giques.
Parce quâune transition Ă©cologique peut ĂȘtre nĂ©cessaire.
Mais une transition imposĂ©e sans tenir compte de la rĂ©alitĂ© Ă©conomique, industrielle et technologique, ça sâappelle simplement de lâidĂ©ologie.
Et lâidĂ©ologie, lorsquâelle rencontre quelques centaines de milliers dâemplois et des milliards dâeuros dâindustrieâŠ
a parfois la mauvaise habitude de redevenir pragmatique.
2035 devait ĂȘtre irrĂ©versible.
Elle vient surtout de nous rappeler une chose :
En politique, âirrĂ©versibleâ signifie souvent âjusquâĂ nouvel ordreâ. đ