09/11/2026
La question: qu'est ce qui se passe après?
On en parle très peu de ce sujet, cette peur latente de voir des étrangers nus, ou pire - des proches nus pour la première fois! Et surtout LA question: qu'est-ce qui se passe après?
Et c'est cela qui nous freine souvent de le vivre avec nos proches. On a peur que la relation change, devienne inconfortable, qu'on ait l'impression de faire quelque chose d'interdit.
Voir son frère, sa sœur, son père, sa mère, ses beaux-frères, belles-sœurs, beaux-parents nus... Que vont penser les autres? Que vont-ils penser de moi? Que vais-je penser d'eux? Vais-je rester avec ces images pour toute ma vie?
Eh bien, de par mon expérience, ce malaise se passe habillé! Toute la peur, tout le doute, le stress et l'inconfort se construisent dans notre mental, qui repasse tout ça en boucle jusqu'au dernier moment...
...où finalement, ça y est. On est nus, un devant l'autre. On voit des choses qu'on n'avait jamais vues. Des gens dont on connaît parfois l'âme intimement, ses défauts, ses schémas, ses qualités, des choses que peu de gens connaissent....
..mis à part leur corps, qui dévoile finalement, entièrement, sans retenue et avec une grande vulnérabilité, une autre partie de leur être : leurs maladies, leurs grossesses, leurs poils blanchissants et vieillissant, leurs cicatrices, leurs imperfections, leurs replis de peau, les quelques livres qu'ils n'ont pas réussi à perdre...
En fait, de quoi avons-nous vraiment peur? De voir l'autre, ou de se dévoiler nous-mêmes? De se faire juger par l'autre? Et toute cette identité qu'on a travaillée si fort à maintenir, a-t-elle soudainement encore une utilité?
La première fois que j'ai rencontré la famille d'Arnaud, c'était à notre 3e date. Sa mère, son père, sa sœur... nus. Oh que l'idée me rendait mal à l'aise! Mais en même temps, comme c'était inévitablement le monde dans lequel Arnaud baignait, je me suis dit : mieux vaut en avoir le cœur net le plus vite possible. J'aime ou j'aime pas!
Et finalement, je peux vous dire que ces deux secondes de malaise, à la réalisation que mon beau-père était nu et moi aussi à notre première rencontre, se sont juste... dissipées. Comme une nouvelle normalité qui s'installe étrangement très rapidement.
Deux corps nus, égaux. Pleins de vie. De vrais humains. Ensemble, tout simplement, sans attentes, sans jugement, avec juste le plaisir d'être soi-même, complètement et librement. C'est ce que j'ai ressenti. Et puis j'en ai ris, soulagée. Que le mental peut être fou avec ses peurs!
Alors, si vous hésitez à faire notre atelier demain pour ces raisons, sachez que l'inconfort existe plus fort quand on est habillés et dans notre tête... et que le après, est beaucoup plus libérateur que le mental le pense. Il faut simplement oser!
Vous pourrez vous aussi enfin comprendre pourquoi, une fois qu'on a surpassé cette peur, il n'y a rien qui égale la liberté d'être nu et d'avoir des connexions sincères.
Car sans vêtements, on est juste vraiment qui on est : des humains, pas des statuts ou des classes sociales, pas des diplômes, pas des personnes de bon ou mauvais goût. Non, on revient simplement, à la beauté du corps humain, et à notre essence la plus brute et la plus pure.
Oserez-vous demain? Je fécilite déjà votre courage de simplement lire ce texte jusqu'au bout. La vulnérabilité peut nous faire peur, et c'est avec beaucoup de douceur et d'empathie que je vous guiderai dans ce processus demain pour notre atelier d'initiation au naturisme.
À demain!
Meggie