Coeur à Corps ASBL

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Coeur à Corps ASBL Accompagnement et soutien des familles ayant des enfants en difficultés d'apprentissage (troubles DYS, TDA-H, TED...).

Cette association a pour objectif d'accompagner et de soutenir les familles ayant des enfants en difficultés d'apprentissage. Cette aide sera proposée dans les démarches auprès des écoles, des administration et dans la recherche de médecins ou de paramédicaux. L'asbl organise également régulièrement des réunions, conférences, groupes de parole ainsi que des activités récréatives et culturelles en familles.

21/10/2026

🖍️Le tronc commun, défini dans le cadre du Pacte d’excellence, s’annonçait rempli de belles intentions : viser une plus grande égalité, acquérir une base de compétences commune, permettre une orientation « positive » plutôt qu’une relégation dans des options professionnelles en cas d’échec… En pratique, pour pas mal de profs, il tourne à la catastrophe.

📚« On n’a toujours pas les adaptations de la 2e. Si on veut adapter les référentiels de 3e pour 2028, le travail devrait quasiment être fait, or il n’y a rien. On est dans l’incertitude la plus totale. »
— Marc Romainville, professeur de sciences de l’éducation à l’UNamur et l’un des principaux artisans du Pacte d’excellence.

🏫De nouveaux cours, de nouvelles terminologies, un besoin de financement qui ne suit pas la demande en nouveau matériel… À cela s’ajoute la suppression du premier degré différencié, qui fait craindre aux enseignant·es une trop grande hétérogénéité des classes.

🖋️« L’orthographe, c’est une chose, mais on parle ici de gros problèmes de calligraphie, d’élèves qui, à douze ans, ne maîtrisent pas suffisamment la langue pour comprendre dans un texte ce qu’est un “hérisson”. Même avec une photographie associée au texte. »
— Quentin de Weeze, enseignant à Leuze-en-Hainaut.

🎓Il faut bien constater que, parmi le corps enseignant, le tronc commun ne fait pas consensus. Et ce au moment où une problématique irrésolue demeure en suspens : faut-il le maintenir jusqu’en troisième comme le Pacte l’avait prévu, ou bien le raboter à la deuxième ?

📓« Je n’ai pas signé pour ça. » C’est la phrase qui est revenue le plus souvent au cours de nos différentes interviews. À la tristesse d’avoir perdu des collègues s’ajoute la fatigue des changements, le sentiment de devoir sans arrêt faire et défaire. D’être en première ligne face à une mini-société qui, dans leurs locaux sous-chauffés, révèle ses dysfonctionnements. De voir atterrir dans leurs classes les inégalités que les politiques publiques ont échoué à corriger.

🗞️Un article de Louis Liégeois et Claire Ninin
📸Photos : Mélissa Rosca

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07/10/2026
06/10/2026

[ANNONCE] Cadastre Incor26
Le cadastre, organisé tous les deux ans pour la Région wallonne, le recensement de l'équipement numérique et de la connectivité des écoles, mieux connu sous la dénomination " Cadastre Incor26" débutera prochainement selon le calendrier suivant :

▪️Ce lundi 5 octobre 2026 : ouverture pour les écoles secondaires ;
▪️Lundi 2 novembre 2026 : ouverture pour le fondamental et les autres niveaux ;
▪️Dimanche 31 janvier 2027 : clôture pour tous.

L’accès se fait comme les autres années via https://cadastre.ecolenumerique.be

03/10/2026

« On va quand même éviter de lui donner des médicaments… il n’a que 9 ans. »

Cette phrase semble prudente.

Presque forcément raisonnable.

Et pourtant, elle me dérange parfois.

Parce qu’en matière de TDAH, ne pas traiter est également une décision thérapeutique.

Avec, elle aussi, des conséquences potentielles.

⸻

Il existe encore une représentation assez étonnante du traitement médicamenteux du TDAH.

D’un côté, il y aurait les « bonnes » prises en charge :

👉 discuter avec l’enfant,

👉 aménager l’école,

👉 accompagner les parents,

👉 travailler les stratégies,

👉 attendre qu’il mûrisse.

Et de l’autre :

💊 « passer aux médicaments ».

Comme si le médicament constituait une sorte d’échec.

Comme si prescrire signifiait :

« Nous n’avons pas réussi autrement. »

Ou pire :

« Nous choisissons la facilité. »

Mais depuis quand une thérapeutique devient-elle moralement suspecte simplement parce qu’elle est pharmacologique ?

⸻

Personne ne devrait prescrire du méthylphénidate à la légère.

Évidemment.

Le diagnostic doit être rigoureux.

Les indications individualisées.

Les contre-indications recherchées.

L’efficacité et les effets indésirables surveillés.

Et la prise en charge ne devrait pas se résumer à une ordonnance.

La HAS recommande d’ailleurs une prise en charge globale et multimodale, associant interventions non médicamenteuses, accompagnement scolaire et, lorsque cela est indiqué, traitement médicamenteux.

Mais cela fonctionne aussi dans l’autre sens :

refuser le médicament par principe n’est pas davantage de la médecine fondée sur les preuves.

⸻

J’entends parfois :

« On va d’abord essayer absolument tout le reste. »

Pourquoi « absolument tout » ?

Pendant combien de temps ?

Six mois ?

Deux ans ?

Jusqu’à ce que l’enfant déteste l’école ?

Jusqu’à ce que les devoirs détruisent les soirées familiales ?

Jusqu’à ce qu’il soit persuadé d’être paresseux, incapable ou « nul » ?

⸻

Il existe une différence importante entre :

ne pas médicaliser inutilement un enfant

et

re**rder systématiquement un traitement potentiellement pertinent uniquement parce qu’il s’agit d’un psychostimulant.

Le méthylphénidate n’est pas une solution magique.

Il ne fait pas les devoirs.

Il n’apprend pas les tables de multiplication.

Il ne remplace pas les parents.

Il ne remplace pas l’enseignant.

Il ne règle pas tous les problèmes comportementaux.

Et il ne convient pas à tous les enfants.

Mais lorsqu’il est indiqué, c’est un véritable traitement du TDAH, pas une béquille honteuse destinée à rendre les enfants plus dociles.

Les recommandations françaises de la HAS placent le méthylphénidate parmi les interventions médicamenteuses de référence du TDAH de l’enfant et prévoient une adaptation individualisée selon l’efficacité et la tolérance.

⸻

Et il y a une phrase qui m’interroge particulièrement :

« Je préfère qu’il apprenne à gérer sans médicament. »

Mais pourquoi opposer les deux ?

Un enfant qui voit mieux avec ses lunettes doit-il régulièrement les retirer…

pour apprendre à se débrouiller sans ?

L’objectif d’un traitement n’est pas nécessairement de remplacer les stratégies.

Il peut justement créer des conditions dans lesquelles l’enfant devient davantage disponible pour :

apprendre,

s’organiser,

expérimenter des stratégies,

contrôler davantage son comportement,

et accumuler enfin des expériences de réussite.

⸻

Il faut aussi arrêter de présenter la situation comme s’il existait seulement deux risques :

prendre un médicament

versus

ne prendre aucun risque.

Le TDAH lui-même peut avoir un retentissement important sur le fonctionnement scolaire, familial et social. La HAS souligne également les risques associés à son évolution et à un re**rd de prise en charge.

Cela ne signifie évidemment pas :

« Tous les enfants TDAH doivent être médicamentés. »

Ce serait tout aussi simpliste.

Cela signifie :

la balance bénéfice-risque doit être examinée des deux côtés.

Quels sont les bénéfices attendus ?

Quels sont les effets indésirables ?

Quel est le retentissement actuel du trouble ?

Quelles interventions ont déjà été proposées ?

Que souhaite l’enfant ?

Que constate la famille ?

Comment évolue-t-il ?

Et surtout :

qu’observe-t-on concrètement avec et sans traitement ?

⸻

Je crois finalement que nous gagnerions à retirer un peu de morale de cette discussion.

Prescrire n’est pas automatiquement :

« médicaliser l’enfance ».

Ne pas prescrire n’est pas automatiquement :

« respecter le développement naturel de l’enfant ».

Et accepter un traitement pour son enfant n’est certainement pas :

avoir échoué comme parent.

Ce sont des décisions médicales.

Elles devraient être prises sur la base du diagnostic, du retentissement, des données scientifiques, des préférences de la famille et de l’enfant, et d’une surveillance médicale adaptée.

Pas en fonction de notre inconfort idéologique face au mot :

« médicament ».

⸻

Alors je pose une question qui risque de faire discuter les professionnels :

Sommes-nous parfois tellement préoccupés par le risque de “surmédicaliser” le TDAH que nous oublions qu’un sous-traitement peut lui aussi avoir un coût ?

Et une deuxième, encore plus inconfortable :

pourquoi demandons-nous parfois aux familles d’épuiser toutes les autres solutions avant même d’accepter de discuter sereinement du médicament ?

Médecins, pédiatres, pédopsychiatres, pharmaciens, soignants et parents :

où placez-vous la frontière entre prudence thérapeutique et réticence idéologique au traitement ? 👇

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117 Rue Chapelle Stevenaert
Jodoigne-Souveraine
1370

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