16/07/2026
Mécaniques sur écran blanc
Un sujet qui devrait ravir tous les amateurs du 7eme Art.
Le thème des sports mécaniques est traité au cinéma depuis qu'il est possible de capter l' image en mouvement !
Je ne parlerai pas ici des reportages sportifs ou journalistiques, ni même des traditionnelles poursuites entre flics et malfrats qui peuplent les polars de série B ( sujet qui mériterait d'ailleurs un article à lui seul). Nous présenterons ici exclusivement les longs métrages ayant pour thème principal les sports mécaniques.
Nous ne reviendrons pas non plus sur les chefs-d'œuvre dans lesquels quelques séquences automobiles ou motocyclistes ont suffi à rendre certaines machines mythiques, comme les films de James Bond ou de nombreuses séries télévisées britanniques... Sans oublier les innombrables courts métrages publicitaires réalisés pour promouvoir les grandes marques.
Nous citerons toutefois "Un homme et une femme" de Claude Lelouch, dont une séquence particulièrement réussie évoque le métier de pilote sur l'anneau de Montlhéry.
Nous nous contenterons donc d'explorer un domaine du cinéma relativement méconnu, constitué en grande majorité de productions réalisées entre les années 1960 et 1980.
Passionné de longue date, je pense avoir visionné, sans exagération, plus de 4 200 heures de films consacrés au sujet ... Une expérience qui m'a permis de découvrir des chefs-d'œuvre... mais aussi une quantité impressionnante de nanars !
Malheureusement, ces productions, dont le sujet reste très spécialisé, n'ont pas toujours bénéficié de budgets conséquents, de réalisateurs prestigieux ou d'acteurs capables d'en faire des références !
Les productions américaines sont naturellement les premières à investir massivement dans ce genre, à une époque où toute une génération découvre les plaisirs de la vitesse. Les studios européens suivront et les italiens et anglais rentrerons largement dans le sujet, tandis que les productions soviétiques, beaucoup plus confidentielles, tenteront elles aussi l'aventure.
Il serait impossible de citer ici tous les titres qui mériteraient d'être évoqués. Je me contenterai donc de mettre en lumière ceux qui me semblent les plus intéressants pour une période donnée.
Commençons par le cinéma motocycliste.
Je laisserai volontairement de côté les grands classiques consacrés aux bikers, tels que L'"Équipée sauvage", "Easy Rider", "Les Motos de la violence" ou encore "Le Retour des anges de l'enfer" sans oublier l'incontournable "Équipée sauvage" de 1953. Bien qu'ils aient largement contribué à forger le mythe du Biker, leurs scénarios restent souvent construits sur les mêmes recettes.
La France tentera timidement de s'engouffrer dans cette voie avec "Les Motos de la mort " (1979), réalisé par Don Hulette. Malgré quelques bonnes intentions, le film peine à rivaliser avec Easy Rider, dont il reprend quasiment la même trame.
Je laisserai également de côté les documentaires, pourtant incontournables, comme "Continental Circus" ou "Challenge One", véritables monuments du cinéma motocycliste.
Concentrons-nous plutôt sur les films où la compétition reste la toile de fond.
Parmi les curiosités, il faut redécouvrir "No Limit " (1935), avec George Formby, qui raconte la participation d'un pilote amateur au célèbre Tourist Trophy de l'île de Man.
Autre œuvre singulière : "Little Fauss and Big Halsy" (L'Ultime Randonnée, 1970), où un très jeune Robert Redford campe un pilote de moto aussi talentueux qu'arrogant...
Citons également "Speed Cross" (Italie, 1980), qui mêle enquête policière et championnat de motocross, ou encore "Timerider" (1982) de William Dear, étonnant mélange de science-fiction, de western sur fond de course off-road, récompensé au Festival d'Avoriaz.
Côté automobile, impossible de ne pas évoquer "Le Mans " avec Steve McQueen, "Grand Prix" de John Frankenheimer ou encore "Virages" (winning en vo) et "The Last American Hero" de Lamont Johnson, qui comptent parmi les ultimes références du genre.
À l'opposé, Walt Disney choisira une approche caricaturale avec les aventures de Choupette, la célèbre Volkswagen Coccinelle qui rencontrera un immense succès au box office. Une série fera aussi parler d'elle avec les nombreuses versions des "Cannonball" qui reste plutôt une comédie avec toute une pléthore d'acteurs ..
Les tentatives furent nombreuses, avec des fortunes diverses
Dans un registre beaucoup plus exotique, les productions soviétiques méritent que l'on s'y att**de avec quelques belles tentatives !
On y découvre plusieurs films étonnants, parmi lesquels "Rallijs" (1978), réalisé par Aloizs Brenčs, qui mêle compétition automobile et trafic d'œuvres d'art. Viendra ensuite Gonki bez finisha ("Courses sans arrivée", en VF de 1977), ainsi que "L'Homme du monde" en VF (1972), où un ingénieur soviétique remplace au pied levé un pilote professionnel lors d'un rallye mettant en valeur l'industrie automobile nationale.
On peut également citer "Les Pilotes" en VF (1975), qui suit les aventures sportives d'un équipage amateur.
Ces productions, réalisées avec des moyens modestes, ne révolutionneront jamais l'histoire du cinéma. Elles témoignent néanmoins d'une réelle volonté de réalisme, grâce à de nombreuses scènes tournées en décors naturels, et des prises de vues embarquées particulièrement réussies. Qaunt aux dialogues !??...
Impossible de conclure sans évoquer "Checkpoint" (À tombeau ouvert, vf 1956), réalisé par Ralph Thomas.
Le film prend pour décor la légendaire course des Mille Miglia avec une intrigue policière parfois confuse, mais le rythme reste soutenu et les images authentiques tournées durant la véritable épreuve confèrent au film une valeur documentaire réussie.
Dans ces années, un long-métrage américain sorti en 1954 et réalisé par George Sherman mettra en lumière le beau Tonny Curtis dans "Les Bolides de l'enfer" (Johnny Dark en vo) évoquant les aventures d'un ingénieur pilote testant son propre bolide sur les routes américaines...
Dans une autre discipline, "Red Line 7000" (1965) de Howard Hawks est consacré aux courses Nascar comme "Thunder in Carolina" (1960) ou encore "the Last American Hero" de (1973) nous dévoile un tout jeune Jeff Bridges.
Quant aux productions allemandes et japonaises, elles privilégieront davantage le documentaire que la fiction. Malgré une industrie automobile de tout premier plan, elles produiront très peu voir quasiment pas de film sur le sujet !
Nous ne pouvons passer à coté de 3 longs métrage récents avec RUSH de Ron Howard, Le Mans 66 ou encore Race for Glory de Mordini qui intègrent des effets spéciaux 3d d' un réalisme époustouflant !
Pour conclure, je vous invite à télécharger quelques vidéos pour remplir vos futures soirées d'hivers et combler surement quelques lacunes cinématographique ?? .GV